Mon expérience du vertige positionnel paroxystique bénin.

Voici une expérience très désagréable que j’ai vécu il y a quelques mois déjà, le 21 mars de cette année, vers 3 heures du matin: le vertige positionnel paroxystique bénin. La description qui en est faite sur wikipédia est d’une exactitude surprenante:

« Il s’agit d’un vertige rotatoire, souvent violent et d’apparition rapide (3 à 20 secondes) mais de durée brève (moins d’une minute), parfois accompagné de nausées. Il apparaît à la suite d’un changement de position de la tête, toujours le même, et le cas le plus fréquent est la rotation de la tête le sujet étant allongé, mais il peut très bien survenir en position debout la tête en hyperextension ou tout au contraire la tête penchée vers le sol. Un patient sur quatre se plaint en outre de troubles de l’équilibre lors de la marche. »

Cette affection est loin d’être rare chez les personnes âgées de 50 à 60 ans et est, fort heureusement réversible. Elle est due à une mauvaise circulation dans l’oreille interne qui provoque l’accumulation d’otolithes dans l’un des canaux du vestibule, sur les cils des cellules réceptrices dans l’une des deux oreilles. S’ensuit alors des informations différentes provenant de l’oreille interne droite et de l’oreille interne gauche, informations que le cerveau n’arrive plus à interpréter; d’où les troubles de l’équilibre.

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Je me rappelle qu’en me couchant, j’avais éprouvé quelques légers vertiges que j’avais alors attribués à la fatigue de la journée. A 3 heures du matin, au moment de me tourner dans le lit, tout tournait autours de moi et j’ai eu l’envie de vomir. J’étais sur le point de partir aux urgences si ma chérie n’avais pas été atteinte de la même pathologie deux années plus tôt. Je connaissais donc les symptômes et j’ai donc attendu que « ca se passe ».  Voici un truc qui m’a considérablement aidé lors de ces vertiges: c’est de poser la main sur une surface plane. En effet cela aide le cerveau, perdu par des données contradictoires provenant des deux oreilles internes, à rétablir l’équilibre.

Il y a plusieurs manœuvres dites libératoires qui permettent d’évacuer le surplus d’otolithes dont la plus connue est la manoeuvre de Semont.

toupet_semont

Le croquis qui suit montre clairement le procédé. Il faut tourner la tête d’une trentaine de degré vers le côté où les symptômes apparaissent, basculer du côté opposé puis basculer à nouveau de l’autre côté jusqu’à avoir le nez dans le matelas. Elle peut être effectuée seule ou aidée d’une tierce personne. C’est la manœuvre qui, pour ma part, a permis de réduire considérablement les symptômes. Il m’a fallu pas loin de la semaine pour ne plus rien ressentir. Entre temps, j’étais fatiguable et ressentait de légers vertiges quand je tournais vivement la tête.

J’appréhende une récidive, car malgré son aspect bénin, non seulement les sensations ressenties sont terriblement désagréables mais elles mettent une bonne semaine à s’estomper totalement.

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